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Friday, September 25, 2015

Encore et encore



Comment ne pas craquer devant ce rhino faisant sa sieste ou ces minois de Vervet ?



    Au nord de la rivière Sabie, on a aperçu une nouvelle espèce d'antilope, l'Oréotrague (Klipspringer - oreotragus). Toute petite avec ses 60cm au garrot et 13 kg max pour la femelle et 10 kg pour le mâle. Ce denier a des cornes droites de 8cm environ.
     Cette antilope perchée sur des sabots très pointus, est très adaptée aux parois rocheuses et c'est sur un rocher qu'on la repère le plus souvent. Son agilité l'autorise à aller sur des falaises paraissant infranchissables et son pelage épais amorti les chocs en cas de chute. Elle-même peut se laisser tomber de 25 m !


Une girafe dans son environnement c'est géant !



     Vraiment chouette cette assimilation du véhicule dans leur environnement. Cela nous permet de nous arrêter et admirer à satiété Cobes à croissant (waterbuck), Oedicnème vermiculé (Burhinus vermiculatus) Gnou (blue wildbeest)...


    Se reposer au camp durant les heures chaudes, puis repartir en fin d'après-midi, donne plus de chances pour voir les chasseurs du crépuscule comme le Chacal à chabraque (à dos noir - canis mesomelas). Le jour déclinait, mais nous avons tout de même bien pu identifier ce chacal qui adulte fait 1 m de long, 60cm au garrot pour 11kg. 
24/25 mars 2015 Kruger

Monday, September 21, 2015

Gringnotez la vie à pleins dents !



   "Profitons de chaque instant de bonheur offert, et créons-nous les autres" : Moi
 A certains endroits il est possible de sortir de la voiture et de profiter de l'étendue extraordinaire qui s'offre à nous. Cela fait du bien de se dégourdir les jambes et surtout se "noyer" dans cette immensité, faire corps avec. On se sent "grand et petit à la fois ! Ce que j'imagine, et ce que je vois" ♪ ♬



Jamais trop loin pour prendre des photos.


       Le premier Baobab (Adansonia digitata) aperçu, qui est aussi le plus au sud de toute l'Afrique, se trouve ici à Kruger. Il faut aller plus haut dans le parc car il est un peu au-dessus de la rivière Sabie sur la H1-3, 25km avant Satara.     
     Ok on l'a vu, mais considérant le nombre et surtout la taille de ceux rencontrés au Burkina, je dois dire que celui-là était dans la norme :). Cela ne lui enlève aucune de ses nombreuses qualités. C'est un arbre qui abrite une faune variée... bon pas vu de serpent cependant... et apporte des nutriments tant aux humains qu'aux animaux. Un Baobab peu survivre à de très longues sécheresses du à l'eau qu'il stocke dans son tronc. Ses branches sont un peu ses racines aériennes d'où son nom qui signifie "arbre à l'envers".


Dans notre campement de Letaba, il y avait d'énormes, magnifiques cactus.


La saison sèche est là, mais il reste quelques belles oasis où la végétation étale sa beauté.


On aperçoit souvent les logements HLM des araignées. 
24/25 mars 2015 Kruger

Saturday, September 19, 2015

Cohabitation

Un compagnon de route ou d'un moment, rien de tel pour être plus fort dans la jungle.







     Matins et soirs beaucoup d'animaux se regroupent pour mieux surveiller le prédateur dans ces moments de plus grande vulnérabilité que sont l'aube et le crépuscule. En journée, les piqueboeufs nettoient les animaux de leur parasites. Son nid est un trou dans un arbre et le matin il sort et cherche un animal pour passer la journée. D'autres animaux essaient de partager un coin ombragé. La cohabitation semble être plutôt pacifique.
23/27 mars 2015 Kruger

Thursday, September 17, 2015

Des trous des p'tits trous... mais qu'est-ce ?



L'un posé sur la paille, l'autre sous, mais qu'est-ce donc ? 




Deux dans l'eau, le dernier sur un mastodonte. Allez on active ses petites cellules grises.
         Et bien la boule creuse est l'oeuvre du Bousier (ou Dung beetle). Ce petit scarabée, le plus fort du monde pouvant soulever une masse équivalent à 1141 fois son poids, se nourrit quasi exclusivement d'excréments. Il forme des boules de bouse qu'il roule jusqu'à son terrier à l'aide de ses pattes arrières. Généralement noir ou brun foncé, l'exosquelette du bousier tropical est souvent métallique.


    Quand un mâle cherche à s'accoupler, il va former une grosse boule pouvant atteindre 5cm de diamètre qu'il met dans un trou. La femelle y pondra 1 oeuf. La larve se développe dans la pelote fécale en mangeant la bouse à l'intérieur puis attend la pluie pour sortir. Reste alors cette "coque vide" si fragile qu'il n'est pas fréquent de rencontrer si nette, dixit notre guide du jour.

Arachnophobes fermez les yeux !


      Le second "trou" est celui d'Harpactira gigas (Common baboon spider). Cette Tarentule (ou mygale) est fort "timide" et se ne se montre que très peu hors de son logement. Notre guide l'a titillée avec une brindille pour la faire sortir. Cela m'a remémoré le midi quand on faisait cela avec les grillons :).  Heureusement qu'on a vu cette grosse araignée poilue qui a été le "highlight" de notre sortie safari photo à pied. Sans elle et le beau lever de soleil sur la marre aux hippo, on a vu "nada" en 3 heures de temps ... qui ne veut pas dire 'crème' comme en portugais LOL.
     La femelle plus grosse que le mâle peu atteindre 55mm et comme toutes les tarentules, elle n'est pas considérée comme dangereuse pour l'homme.
     Plus : "L'autotomie (du grec auto : soi-même et tomein : couper) chez la mygale est fascinante et ressemble fortement à celle du lézard. Il en va de même pour chaque membre de la mygale ainsi que pour ses crochets. C'est grâce à la mue qu'elle récupèrera petit à petit l'ensemble d'une patte coupée ou un de ses crochets tombé. Une régénération complète d'un membre perdu ou d'un crochet, se réalisera en de nombreuses mues, parfois jusqu'à 6. Au cours des mues, le membre sera atrophié, puis grossira petit à petit pour atteindre un peu moins que sa taille d'origine. Celui-ci sera de nouveau fonctionnel et opérationnel. Cependant, les mues intervenant après l'accès au stade adulte ne régénéreront quasiment pas le membre perdu."


     Et oui, les 2 trous dans l'eau sont les narines d'un hippopotame. Passant sa journée essentiellement dans l'eau, il peut tout de même parcourir A-R ses 40 km par jour. Il vit près des zones avec des acacias et de l'herbe pour se nourrir. Son coeur qui fonctionne à 20 battements/mn descend à 4 b/mn quand il dort. Le "locataire" de cette mare, d'une qualité d'eau douteuse, a vu arriver il y a quelques temps un autre hippo. La cohabitation n'est pas fraternelle mais plutôt forcée par les conditions de sécheresse qui font que les points d'eaux se réduisent. Une altercation est possible à tout instant car l'hippo est un grognon. 


Last but not the least.
 Voici le rebelle de la famille qui a déjà fait le trou pour la boucle d'oreille !
    Une bouse d'éléphant reste chaude 1 heure ce qui donne une idée de son temps de passage.... toujours dixit le guide. Nous, dans ces zones, on n'ira pas marcher seuls de toute façon.
23/27 mars 2015 Kruger