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Saturday, July 11, 2015

Que s'est t'il passé ? ... en mars


     Pascal a eu droit à son gâteau d'anniversaire, La lune a été ENORME et moi j'ai continué mon portugais quotidien installée sur mon transat au Cardoso. D'ailleurs, ce n'est pas parce que je passe 3 mois et demi en France que j'en oublie mon portugais. Je reçois chaque jour par mail le journal spécial de l'hôtel et je dirais que je le lis 5j/7 plus quelques épisode d'une radio avec texte. On perd assez sans pratiquer et moi j'entend bien progresser encore dès la rentrée prochaine.


   Je ne cuisine pas un max, n'en n'ayant pas grand envie mais un jour on s'est amusé à faire des gingerbreadmen. Ils étaient tous beaux et bien bons.

Sunday, November 30, 2014

Partie pour 8 mois...

Elle rentra après 51 jours.
    De qui parle-t'on ? et bien de moi crénom ! et j'ai les boules ... de Noël ...  LOL !
    Et oui, me voilà dans un drôle d'imbroglio administratif et je deviens persona non grata, ou plutôt "gratte le fond de tes poches et paie pour 'régulariser' " de manière que l'on ne fera pas. Foutu gens, qui ne savent pas jouer la même partition à l'Ambassade du Moz à Paris et ici à Maputo. L'avocat a dit que je devais prendre un visa touriste pour venir ici, de même qu'à l'Ambassade et voilà que celui-ci n'est plus accepté pour obtenir le permis de résident et qu'il faut un visa accompagnant qui ne peux s'obtenir qu'en France.


    Comment l'a-t'on découvert ? Je commence l'épopée depuis le début.
-  Demande de visa auprès de l'Ambassade du Mozambique à Paris (Forts aimables et accommodant vu que je n'ai pas eu besoin de remonter à nouveau sur la capitale). Kruger nous tendant les bras, nous optons pour un visa de 3 mois à entrées multiples (€ 125 the pop) ! On peut effectivement lire sur le passeport que le visa est pelo período de 90 noventa  dias a partir da data de entrada. Arrivée le 18 j'avais une validité jausqu'au 18 décembre... nous somes d'accord.
-  Séjour en octobre à Kruger sans souci à la frontière.
-  2nd séjour les 9-10 au Swaziland (patience je travaille sur l'article, mais avec les cours de portugais et ma rapidité légendaire, je suis complètement dépassée. Super week-end à refaire!). Bon je continue. A l'aller frontière passée en 20 min. Au retour, la douanière dit que mon visa n'est plus valable. On lui explique que j'en ai un pour 3 meses mutiplo, mais elle va chercher un collègue qui quoi que semblant comprendre l'anglais se fait un malin plaisir de nous répéter que mon visa a expiré, que j'aurai du rentrer hier (jour de ma sortie !!!) et que je dois payer à nouveau € 60 pour un visa. Pas le choix et au bout d'une heure j'ai un nouveau papier sur mon passeport, d'une validité d'un mois (sans sortie-entrée).



  - Nous avons une réservation à Kruger les 5-6 et 7 décembre, vite nous allons finaliser les papiers de résidence et j'aurai un Dire (certificat de résidence pour les étrangers) qui me mettra en règle. Pourquoi ne pas avoir fait les démarches avant me direz-vous ? et bien parce qu'ils n'avaient pas dit que j'aurai besoin d'un certificat de mariage et d'un casier judiciaire et qu'il a fallu les demander en France puis les recevoir par DHL. Encore un coup de € 113 et quelques semaines de perdues. S'embêtent pas les mecs !
- Rdz-vs au département de l'immigration. Il fait super chaud et c'est super bondé du coup j'attend dans la voiture qu'Esperanza fasse les démarche. Au bout de 2 h ... J'EN PEUX PLUS ! ... elle revient pour dire qu'avec ce type de visa on ne peux faire les documents de résidence.
-  Tourne et retourne, il n'y a pas d'autre solution que de rentrer et refaire le dossier. Un ami a fait ses documents à Nielspruit en Afrique du Sud et s'est vu refusé leur validité. Sa femme s'est retrouvé avec 2 mois expirant alors qu'elle avait payé pour 3 (comme moi l'on s'est aperçu). Du coup ils sont rentrés en urgence pour une huitaine de jours. Obtenir des documents ici, en payant, ce n'est pas dans notre éthique et on ne joue pas avec le feu. Rien n'était précipité vu que j'ai eu 4 mois en France mais les dissonances administratives mozambicaines semblent affecter plus de monde que l'on croit.
   Un ami s'est vu refusé un papiers certifié sous prétexte que le tampon n'était pas assez gros donc surement faux ! Il a eu la présence d'esprit de se rappeler qu'il avait ce même document avec un gros tampon d'une administration, mais périmé. Il l'a montré et l'officier satisfait a validité sa requête.
-  Après une grosse contrariété, il faut voir le bon côté de la chose avec une rentrée pour voir la famille et surtout passer un Noël avec les enfants qui rentrent respectivement d'Angleterre et du Canada pour les fêtes. Youpi, je récupérerai ma machine à pain et m'offrirai une machine à yaourt par la même.
   Plus que 8 jours, France j'arrive !

Friday, November 28, 2014

Filaos à pieds


La marée fait son travaille de sape et met les pieds des filaos à nu. Une mort annoncée !

Wednesday, November 26, 2014

Le Malin visite Maputo


     Trop cool, un bateau de la marine française accoste pour 1 semaine à Maputo et les français sont invités s'ils le désirent à le visiter. Le Malin, un patrouilleur, qui a son port d'attache à la Réunion, navigue dans les TAF Terres Australes Françaises, et fait parfois escale dans des ports d'autres pays. Dans le cadre de leur travail, les militaires, participent à la formation des militaires locaux. 
 

     Nous étions en petits groupes réduits vu que 2 jours avant la visite il a été signalé que les autorités mozambicaines ne voulaient pas de moins de 18 ans.  
    Le navire bâtait pavillon mozambicain tout en gardant, bien sur, le drapeau français car quand ils entrent dans des eaux territoriales ils doivent mettre le "drapeau de complaisance". N'ayant qu'un seul moteur, il n'est pas fait pour les zones australes trop agitées et reste donc dans la bande océan indien du nord de Madagascar (Comores) aux Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues) en passant passant par le canal du Mozambique où la France a plusieurs ilots (Europa, Juan de Nova) depuis la fin du 19ème s. qui lui attribuent une grande zone de pêche à protéger.


     Nous sommes allés du ponton, au centre de commande où les cartes de l'arrivée sur Maputo sont étalées et les info marquées sur la vitre. Un canapé trône en bonne place. Ce qui est une rare exception dans la marine ! et oui, ce bateau avant de devenir patrouilleur a eu une autre vie et pas des plus recommandable. Il faisait partie d'une série de 12 palengriers construits en Norvège et mis à flot en 1997. 


     Caroline Glacial concu pour les mers de glace, semble avoir servi principalement à la contrebande de même que ses "soeurs" Christina G., Alida G. et Aliza Glacial saisies par les australiens. Il a eu plusieurs propriétaires et début 2004 bâtait pavillon du Honduras et se nommait Apache. En juin 2004 le bateau est arraisonné par le patrouilleur austral Albatros non sans difficultés vu qu'il a fallu plusieurs requêtes rejetées par le capitaine, suivies après autorisation par le préfet de la Réunion, de coup de semonces. L'Apache obtempère et dans les cales sont trouvées 60 tonnes de légine pêchée illégalement. 
    Contrairement aux bateaux-poubelles des années 80, ce bateau est très bien équipé et en parfait état. Les lois ayant enfin changé, les amendes de milliers de francs passent à dizaines de milliers  d'Euros ce qui fait que l'armateur se doit d'abandonner le navire. La marine Nationale le réhabilite pour un usage adapté. Rouge et blanc lors de la saisie, il sera repeint non en gris de la flotte armée mais en blanc, couleur qui se fond mieux sur les mers quand il s'agit de chasser les contrevenants. Lui seront ajouté 2 mitrailleuses Browning M2, plusieurs AANF1 (pour les initiés) et de l'armement individuel.
    Son nouveau nom, Le malin, est donné, en souvenir du contre-torpilleur qui s'illustra durant la seconde guerre mondiale et en Indochine. Comme ce dernier a reçu la croix de guerre, logiquement le drapeau de la croix de Malte s'affiche à l'avant de ce patrouilleur-ci.


     L'équipage composé uniquement de militaires comprend 25 hommes réparties en 2 zones spécialisés et machines. Chacun travaille de quart sauf cas particuliers (approche de côte, zone délicate, préparation à la navigation..) où chacun est "sur le pont". En plus des quartiers privés des salles des machines, il y a une mini salle de gym car les missions sont souvent d'au moins 7 semaines. Comme ce bateau avait d'immenses cales, 100 lits d'appoints y sont entreposé, de même que des stocks en cas d'évacuation éventuelle de ressortissants. 
    2 jours plus tard, nous fumes conviés à un cocktail à la Résidence de France organisé par l'équipage du Malin. Tout était top, vraiment !
Port de Maputo 4 Nov. 2014 

Monday, November 24, 2014

Moth in Moz



Ce papillon se repose sur notre terrasse en plein jour et en pleine luminosité. Très beau !

Thursday, November 20, 2014

Un feu dans le ciel


   Le ciel, qui la veille explosait d'éclairs entre les nuages au loin, nous a offert ces couleurs sombres soutenues, magnifiques le lendemain. Voici notre vue samedi à 18h21. Ceci pouvait laisser présager l'orage terrible de la nuit vers 4 h du mat avec ses éclairs illuminants à des kilomètres à la ronde et un tonnerre assourdissant faisant trembler les bâtiments. Vraiment impressionnant !

Wednesday, November 12, 2014

Des frigo spéciaux


   Ici on trouve de tout, même de l'original comme ces frigo créés dans une vrai Mini ou colorés façon blue jean !

Monday, November 10, 2014

Sortie culturelle : Butcheca


     Le 2 ème artiste que j'ai rencontré dans son atelier à Maputo est Moisés Mafuiane Butcheca. Né en 1978, il s'est formé seul et s'est réellement impliqué dans la peinture au début des années 90. En 97 Il rejoint l'association "Núcleo de Arte" basée non loin de l'hôtel. Cette organisation à vocation culturelle vise à la valorisation et au développement des arts plastiques. C'est tant un lieu d'exposition que des ateliers de travail pour ceux qui le souhaitent.


    Butcheca peint des toiles très typées, et on reconnait assez vite son style. Il utilise l'acrylique et le fusain en alternance ce qui donne un léger relief. Sa 1 ère expo individuelle a eu lieu en 2002 au Mozambique, et en 2003 il est allé passer quelques années au Portugal. Il a exposé à Lisbonne en 2010, mais aussi en Allemagne et au Japon où il est allé plusieurs fois.


    Il a choisit de varier son activité pour ne pas tomber dans une routine ennuyeuse et cela fait quelques temps qu'il travail sur des "sculptures".


    Il utilise le fil de fer pour la structure, les canettes pour ce poisson géant mais aussi de la paille de roseau mélangée à de la farine de blé et de la colle pour éviter que les bêtes ne les mangent. Ces pièces serviront pour une exposition prévue pour l'an prochain.


    Un énorme poisson à deux pattes, sorti pensais-je, de son imagination, trônait aussi dans la cour. Accroché à un tableau sur une feuille, l'on pouvait voir la projection de ses idées avec ce dessin de tête de je ne sais quoi à une jambe. En fait, en cherchant plus d'info sur lui, je me suis aperçue qu'en fait déjà des années en arrière il avait croqué et même peint cette drôle de bête qui existe belle et bien. Soit, elle a 4 pattes, mais quand je l'ai vu j'ai compris ce qu'il voulait représenter et j'ai regretté de ne pas avoir poser plus de question sur sa démarche. Quand on rencontre les personnes, on a la chance d'avoir des renseignements sur leur démarche, leur pensée dans une création et non une interprétation que l'on se fait soit même et moi j'aime cent fois mieux cette approche qui me rabiboche avec "l'art".


   Je vous présente le Pangolin, animal qui vit réellement dans ces contrées mais qui est plutôt en voie de disparition car très chassé pour sa viande réputée. Il en existe 4 espèces en Afrique et 4 espèces en Asie. (Manis temminchii pour l'Afrique du sud et le Moz). Ce n'est pas un animal vu dans les zoos car il ne survit pas à la captivité et meurt dans les 6 mois. Seul à Taipei, ont-t'il réussi à l'élever et le faire se reproduire.
   Pierre Desproges : "Le pangolin ressemble à un artichaut à l'envers avec des pattes, prolongé d'une queue à la vue de laquelle on se prend en effet à penser que le ridicule ne tue plus."
   Philippe Geluck fait dire à son Chat : "Pangolin n.m. Poisson triste de la mer Morte. Pourquoi est-t'il triste ? Et bien ! parce que sa mer est morte"
   Cela confirme la vision un peu poisson de la sculpture. En tous les cas cherchez dans Africa Geographic, ils ont de magnifiques photo de ce sympathique animal. Il y en a à Kruger, mais vu qu'il est plutôt nocturne je ne lève pas mes espoirs trop hauts pour l'observer dans son milieu naturel.

Sunday, November 9, 2014

"Ein prosit, ein prosit.."


     Dans le jardim dos professores, on se prépare pour la fête de la bière. Celle-ci va couler du saxo pour le verre de bienvenue que l'on gardera. Les musiciens, des vrais de vrai de Bavière, ont passé 6 jours à l'hôtel pour ces 2 soirées.


Super ambiance et soirée bien sympa. Prost !

Sunday, November 2, 2014

Les paons du Président


      Ces jours-ci, les paons du présidents viennent souvent nous visiter dans les jardins de l'hôtel. Le palais présidentiel n'est qu'à 300-400m. Ils vadrouillent et personne n'oserait leur faire du mal. Pas de viande d'oiseau, ils sont respectés.
   Ce jour, l'alpha mâle faisait le kékos. Bien 15 min durant il a fait la roue en tournant de droite, de gauche, un 360 pour impressionner tout son aréopage. Magnifique !







     Le lendemain matin 6h45, ce sont 2 prétendants nettement moins bien lotis qui essayaient leur chance auprès d'une (seule) belle.


Jardins hôtel Cardoso 23/24 oct 2014

Friday, October 10, 2014

Marche Mondiale Protection Eléphants et Rhincéroces

    Samedi dernier, nous avons joint la marche mondiale pour la protection des Eléphants et des Rhinocéros. Plus qu'ailleurs ces pays africains que nous habitons font face au braconnage organisé qui risque par exemple, s'il n'est pas stoppé, de voir la population des rhinocéros s'éteindre dans une bonne dizaine d'année. Pour nous c'est une première, un baptème, vu que de toute notre vie nous n'avons jamais participé à une manif organisée pour quelque raison que ce soit.


    Les gens qui sont mieux au courant avaient acheté leurs tee-shirt à l'avance et le succès fut tel qu'ils étaient en rupture de stock. Une grand mère portait son éléphant sur la tête tandis que d'autre l'avaient en peluche sur les poussettes.


Beaucoup avaient des tee-shirt sur ce même thème de la protection des animaux.


    Des véhicules façon corso ouvraient et fermaient la marche.


     Tout du long, les musiciens accompagnaient la "fête" et des jeunes d'une école de capoiera ont dansé à la fin. Ce que je n'ai pas compris dans cette ambiance joyeuse et bonne enfant, que pouvait bien faire une dame avec un bonnet de laine et 1 seul patin à roulette dans la main. Attendait-t'elle que cela dégénère et elle se serait défendu d'un coup de patin et protégé la tête avec son bonnet ? Je me suis abstenue de demander. Le monde me surprendra toujours. J'adore ce genre de rencontres improbables.


    Les organisateurs ont été agréablement surpris du nombre de participants qui a plus que doublé par rapport à l'an passé. Plusieurs centaines de personnes ont défilé 2 h durant, puis des discours ont eu lieu. 


     A ce moment nous sommes rentrés vu que l'on comprend pas encore la langue. Nous avons pris le tuk tuk local, un peu poussif mais vu que la voiture était garée à l'autre bout de la ville nous étions bien content.

Wednesday, October 8, 2014

Tchiq a tchiq a tchiq Hashe Bye Bye

    Quand, à Ouaga, nous organisions nos rando au grand "R" combien de fois nous a t'on rebattu les oreilles à Myriam et moi-même : "pourquoi un dimanche ?" "C'est trop tôt de partir à 7h45", "Pourquoi vous ne faites pas plusieurs parcours marcheurs-coureurs ?" et les vélo pendant que vous y êtes ? Le H-ci, le H-là. Ouais, ouais, et bien nous on a tenu bon et au final cette passion de découvrir en marchant différents lieux, associations, restaurants, on l'a assumée, surtout partagée et j'en suis très fière. Merci Myriam d'avoir été une si bonne compagne d'aventure.
   Ceci étant, ayant entendu dire que le H existait ici à Maputo je me faisais une joie de pouvoir faire les balades en toute quiétude. A chacun son tour d'organiser :)
   Il faut que je dise que Pascal avait eu l'info en juillet et y était allé une fois. Pas le grand enthousiasme certes, mais il fallait y aller une fois la rentrée opérée.
   Comme je n'avais jamais su comment cela s'écrivait je n'avait trouvé aucun renseignement. Pour moi H voulait dire Hiking/er, c'est d'ailleurs la raison de notre R pour Randonnée ou jeu de mot : " au grand Air". Je suis donc partie toute excitée à l'idée que l'on aurait une occupation sympa de fin de semaine.


     Au mon dieu ! l'accueil nous a paru assez brutal avec un gars qui s'est mis à interpeller, vociférer plutôt que de gentiment se présenter ou du moins présenter la balade du jour. Ensuite, il fallait aller au point de départ en voiture et là 2 mecs sont entrés d'autorité à l'arrière de notre véhicule. Soit, on ravale notre salive, mais on va s'assurer qu'ils connaissent la route au cas où. Et bien non, les zozo ne parlent pas un traite mot d'anglais, français ou italien ! Mais qui sont-t'ils et pourquoi entrer comme cela dans notre auto ? s'en n'est pas des manières !
   15 min de route et nous voici devant une école. Pays marqué par les révolutions, sur le mur les fresques en atteste. Un peu de trainasse, puis un chant du genre "runners here we go, here we go" J'Adooore !!! et les voilà partis (une dizaine) dans un sens et nous, une poignée de marcheurs, dans un autre. Autant dire qu'à ce stade et vous l'avez déjà compris : "les poissons sont hors de l'eau" je répète "les poissons sont hors de l'eau". Le parcours se fait dans des ruelles insalubres et ils semblent garder leur enthousiasme. Mais bon sang, où a-t'on mis les pieds. Au moindre coup de vent, c'est une nuage de poussière qui vole, il faut fermer les écoutilles sinon c'est conjonctivite, pneumonie et tutti quanti qui nous guettent.
    J'avais entendu parler des papiers mis la veille par les éclaireurs, et là fallait les voir à un croisement rechercher leur "poudre" blanche qui semblait elle aussi s'être fait la malle. Tu m'étonnes, qui a envie d'aller dans de tels endroits ? Si, eux, semble-t'il. D'ailleurs une personne nous a dit : "It is soo good we go in places we would never otherwise" "Well have you ever wondered why you wouldn't ?" Ah, oui, pas de francais dans le groupe alors cela parle anglais : "C'est extra, on va dans des endroits où l'on ne serait jamais allé" alors là c'est une phrase culte ! et nous à l'unisson mais in peto "tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu n'y serai jamais allé sinon"


Oui, je confirme c'est une grimace que par politesse j'essayais de masquer en sourire ! 


    Dieu que ce fut sale et surtout plein de chausse-trappes. Il fallait faire attention à ne pas se griffer avec des métaux ou couper avec du verre. A ce stade j'étais vraiment mal et quand un local m'a touché l'épaule alors là j'ai hurlé. J'avais envie de tous les envoyer dinguer, de frapper de surtout me barrer, mais quand on ne sait pas où l'on est c'est compliqué. Pascal a gardé son calme et son flegme, comment a-t'il fait ? Je dirai tout de même merci Geneviève tu as été merveilleuse pour nous. Quoi que moi, je bouillonnais... mais toujours ma bonne éducation me faisait rester polie. En plus c'est la 1ère fois que l'on venait, ce n'est pas forcement sympa de les accabler d'autant qu'ils avaient l'air tous satisfaits. A chacun ses gouts ! 


    Cela fait 53 min que l'on marche et on entend que c'est l'arrêt bière et attente des coureurs. On s'essaie à l'intérieur d'un bouiboui et on ressort aussi sec. Euh, on reprend la marche après ? et bien non, c'est fini les gars, maintenant c'est l'heure de la bière... et cigarette. Tout ce que l'on aime ! Là, j'ai les jambes qui flageolent, les doigts qui s'engourdissent vraiment je me sens mal, On se sent mal. 
     Nous sommes dans un coin inconnu soit, mais pas sans ressources. Pascal branche le gps du téléphone, merci la technologie ! Toujours par politesse nous attendons ... au delà du raisonnable... 18 min... que les coureurs arrivent. A ce stade on n'en peut plus, car ils veulent l'arrêt bière alors je le signale à une personne et nous prenons nos clic et voudrions filer une bonne claque et filons récupérer notre voiture. Tant pis pour nos passagers que l'on n'a pas choisit, que l'on ne retrouve d'ailleurs pas dans ce mini groupe. Nous on se casse. 
    Arrivés à la voiture, voilà nos deux zozo affolés que l'on veuille s'en aller. On a compris. Ils sont les gardiens des voitures et des clés. Tant pis les gars, vous monterez avec quelqu'un d'autre, mais nous ils nous faut rentrons nous laver de cet affront. 


     Bon après tout, si l'on avait connu le nom, et que l'on ait trouvé sur internet on aurait eu idée dans quoi on mettait les pieds. Cela plait à certain mais pour nous c'est "Courage - Fuyons !". D'ailleurs Pascal m'avait raconté une anecdote, qui m'est revenue seulement à la fin de la marche. Quand ils finissent, ils rentrent au point de rencontre font un cercle et introduisent les nouveaux avec des questions, je ne sais même pas si j'ose la dire. Allez, si "C'est quoi ta position en amour". Non mais des fois, ils veulent faire un genre de bizutage ? et bien ce sera sans nous, sans leur t-shirt imprimés à chaque sortie week-end ou autre. Je viens de chercher sur internet et j'ai la confirmation que ce n'est pas pour nous, mais alors pas du tout. Ils disent bien "Your best drinking club with a running problem". Choquant ! a disgrace ! Je m'abstiendrai de dire avec quoi je fais rimer Hash. Foutue éducation, qu'est ce que je me suis retenue tout au long de cet article LOL !
 D'ailleurs, les flamands on les a trouvés tout seul et qu'est-ce que c'était chouette comme coin pour marcher !
Maputo, 27 sept 2014

Monday, October 6, 2014

Recherche appartement désespérément !

Enfin pas trop désespérée tout de même vu que l'on a la chance d'être fort bien logés au Cardoso.


   1 -  En fait j'ai commencé par l'agence au pied de l'hôtel. Un portugais qui est ici pour 3 années environ et se concentre sur économiser le plus pour une meilleure vie au Portugal de sa femme et son petit garçon de 3 ans et à son retour. Elle ne vient pas et lui ne rentre qu'une fois l'an. Pas évident comme situation, mais pas rare ici. 1 ère visite sympa d'une semi-maisonnette ou point positif la lumière entre à flot. Le point qui me perturbe est d'avoir un gardien dans ma propriété et la vulnérabilité au niveau portes et fenêtres. Hors de question de laisser tout ouvert même si le risque de vol est minime (il existe) vu que c'est dans un condo (entrée gardée et murs extérieur avec fils électriques). 


     2 - Face à la plage, mais plein "nord" ... façon de parler vu que dans l'hémisphère sud on a la tête en-bas et que le soleil même s'il va d'est en ouest, fait le parcours de droite à gauche. Du coup pas une once de soleil dans l'appart si ce n'est derrière la cuisine dans la zone extérieure pour l'employée de maison. Ah, oui, ici tout le monde a du personnel de maison entre 1 et 3 ou 4 !!!


3 - 2 ème combat, 2ème agence. Un appart lumineux avec soleil devant, de côté, derrière, mais non meublé. Neuf de chez neuf, finition du chantier prévue mi-novembre. Sympa, un hic l'ouverture bizarre de la porte qui est récalcitrante.


     4 - Même appart, même problème de porte. 3 portes difficiles, cela fait poser des questions ! Celui-ci est meublé au 14ème mais pour visite seulement. L'autre potentiel sera en face donc orientation moins bénéfique. Oui, je sais, je suis une chouille pénible, mais n'ayant jamais habité en appartement, je veux m'y sentir bien de chez très bien. 


     5 - Alors là, je garde la piscine :). Etrange entrée à 2 sas. On entre dans un genre de balcon sur lequel donne une chambre et 2 portes, principale et personnel. Immense double pièce mais non meublée. Déjà que c'est onéreux à $ 5000/mois, on ne peut dépasser le budget pour meubler un appartement de quasi 200 m2 avec 3 chambres. 


    6 - En fait, je regarde plusieurs facteurs dont l'ensoleillement qui est primordial et une proximité, que ce soit avec l'hôtel, un gros plus, ou avec les futures amies... et oui, futur veut bien dire que je ne sais pas encore qui elles seront et où elles habitent !
    Stop, arrêt sur image. Carmen, 3ème agent, m'emmène à 100m du Cardoso. Et là ça y est, dans ma tête j'ai trouvé et j'arrête de chercher. Pas le plus grand, le plus récent, le plus je ne sait quoi, mais celui qui rempli le plus de cases dans mes/nos désirs. Celui que je veux. C'est oui vendredi, mais non lundi car le proprio en mal de Mozambique cherche à rentrer et ne louerait plus. Les boules ! Bon il a rdz-vs avec un potentiel futur employeur alors on va piquer une poupée vaudou pour que cela ne marche pas et qu'il nous laisse Mon nid. En plus mardi à la réunion de Maputo accueil j'ai rencontré une fille qui habite dans ce condo. 


    7 - Mardi je reviens à la dure réalité que l'on ne peut attendre un hypothétique et qu'il faut se relancer dans les visite d'endroit sympa ou glauque ! mais arrêtez, je vous ai dit dos au soleil c'est non, sans terrasse/balcon c'est non. J'entre, le couloir est sombre, cela sent la bouffe, non, non, non. Crénom de nom !


     8 - Vide encore ? Bon en face de l'Ambassade de France j'accepte de voir une maison, mais à la 1ere blatte crevée sur le sol s'en est fini. Il n'y a aucun argument qui m'iront. En plus moi qui ne veut personne il faudrait gardien de jour, de nuit, jardinier et vu la taille femme de ménage. Houla ! je ne suis pas venue pour solutionner le problème de l'emploi ici.


    9 - Oh la belle bleue ! un grand immeuble dos au soleil, sans balcon avec au 21ème un vent à défenestrer les fenêtres. Mon coeur chavire, oui la vue est sympa mais moi "lion en cage", non merci.


    10 - Pas fastoche ! Allez, j'appelle Kikita pour voir ce qu'elle a et l'on élimine déjà 3 lieux que j'ai déjà vu pour aller dans le quartier dit chic Sommerschield. Joli petit immeuble avec petite piscine dans le jardin. Je visite sans la lumière allumée pour me donner une idée réelle de la luminosité. Mais pourquoi donc mettent-t'il des verres fumés ? en fait impossible de vivre dans la pièce sans la lumière allumée et là encore, le soleil fait coucou le matin puis passe sur l'arrière du batiement. Pour beaucoup de lieu, c'est soleil ou mer.


   11 -  Est-ce que j'arrive dans un ancien cabinet de docteur ? Etrange ce petit appartement avec des verres dépolis aux fenêtres. mais comment donc les gens peuvent-t'ils survivre sans dépérir dans de tels lieux. Ils doivent se jeter corps et âmes dans leur boulot et rentrer après 18 h quand il fait nuit noir dehors. Un bout de cour extérieure pour le linge, une fenêtre de cuisine qui donne dans le couloir d'accès, étrange, très étrange ... vous avez dit étrange ? comme c'est étrange ! J'essaie de blaguer pour ne pas me démoraliser. En fait je me surprend à faire de gros efforts pour toujours trouver des éléments positifs et rester souriante. Pas de luminosité "les fenêtres vont du sol au plafond c'est bien". Des placards pleins de vide (cad sans tiroir ou étagères) "il y a beaucoup d'espace"... Je progresse :)



     12 - Encore un grand immeuble sur Julius Neyrere une rue fort encombrée et animée et au pied restaurant, glacier et autres commerces. Une odeur de moisie dans les placards comme parfois dans le midi de la France. Alors là par expérience je sais que c'est tenace et qu'il y a peu de chance de s'en débarasser. Mais pourquoi donc m'emmène-t'on voir un appart où le sol joue les notes de piano car "la fenêtre est restée ouverte une fois, mais le propriétaire va réparer". C'est fou dans tous ces lieux le nombre de choses que les propriétaires "vont faire". Ils nous prennent pour des bleus ou bien ? On va leur dire que l'on n'est pas à la rue et que le coup du "j'ai d'autres personnes qui vont venir visiter" ne nous impressionne pas non plus.


      12 - Le dernier de la journée. Ah oui, super le soleil pointe son nez ... il est 16h40 ... et il se couche à 17h30 ! ! !   Sur l'arrière, côté soleil, la chambre donne sur un espace ouvert genre balcon, mais derrière un mur à jour donnant lui même dans le couloir commun. La buanderie elle aussi côté soleil donne sur ce drôle de mur ajouré visible de tout passant à l'étage. Vraiment étrange comme configuration !!
 
     Nous sommes jeudi et voilà 2 demi journée et 1 journée passées à la recherche quand je sais que j'ai trouvé mais ne peux l'avoir pour sur. Grrr, c'est pas cool ! Que chacun allume une bougie, et pense fort à cet appartement où je connaitrais déjà 2 personnes dans la bâtisse et à 300 pas au plus du Cardoso... si, si j'ai compté ce matin même.
Marathon logement, 2 oct 14